Le nouveau LAM Ametis de Vertou accueille les sans-logis en mauvaise santé
De gauche à droite : Alain Gaudu, Directeur du Pôle Santé de Saint-Benoît Labre, Rodolphe Amailland, Maire de Vertou, Marie-Hélène Neyrolles Déléguée de l’ARS, Benoît Moreau Président et Jean-Claude Laurent, Directeur général de Benoît Labre

Le nouveau LAM Ametis (centre de lits d’accueil médicalisés) de l’Association Saint-Benoît Labre a été inauguré le 19 avril. Le cordon tricolore a été coupé par Marie-Hélène Neyrolles, Déléguée territoriale en Loire-Atlantique de l’Agence Régionale de Santé (ARS), en présence de Rodolphe Amailland, Maire de Vertou.

Ce centre est situé sur cette commune, dans le périmètre du Foyer Saint-Yves, siège de Saint-Benoît Labre, au lieu dit la Ville au blanc. Il a vocation à accueillir toute personne majeure sans domicile fixe atteinte de pathologies lourdes et chroniques irréversibles.
Les soins médicaux et paramédicaux qui y sont dispensés sont assortis d’un accompagnement social personnalisé. Une équipe médicale est sur place 24 h sur 24. Un médecin et une assistante sociale sont également présents, financés à 70 % par l’ARS. L’ensemble comporte 15 chambres avec sanitaires intégrés.
Logement Fraternité qui prévoyait de financer les équipements intérieurs à hauteur de 25 000 € pour ce LAM y a finalement investi 38 000 €. Ces fonds ont permis d’acheter le mobilier des chambres, de la salle du petit déjeuner et des bureaux et aussi la télévision et l’informatique de l’établissement.

Initialement les bâtiments devaient accueillir un nouveau CHRS. Celui-ci sera construit en 2019 sur le même site, à côté de l’Atre (neuf lits halte soins santé) destiné à des séjours courts et situé non loin du LAM.

Une chambre du LAM
La remise du chèque symbolique par l’équipe de Logement Fraternité

Des meubles pour des résidences d’accueil grâce à Primalys

Primalys, groupe de promotion immobilière important en Loire-Atlantique a récemment proposé à Logement Fraternité de récupérer les mobiliers d’un hôtel destiné à être reconverti en habitations. Les lits, tables de nuit, chaises des chambres et salles à manger mis a disposition ont été répartis par Logement Fraternité au profit de l’association les Passerelles en Vendée et du Diaconat protestant à Nantes. Les Passerelles en équiperont des logements en diffus tandis que le Diaconat protestant en fera profiter plusieurs familles qu’il aide à se loger.


La rénovation du Logis St Jean

Le Logis n’offre pas simplement un repas, mais aussi une écoute et un lieu de détente. La table de ping-pong et le baby-foot ont un vrai succès. Enfin le mardi, des machines à laver le linge sont à disposition.
Le midi, souvent à 13 h, au moment des ouvertures de la porte, une queue se forme à l’extérieur, rue du Chapeau rouge, en plein centre de Nantes. Heureusement, tous les migrants n’arrivent pas la même heure. Et les repas sont servis en plusieurs services. Pour en assurer la préparation et l’accueil, le Logis Saint-Jean peut compter sur 60 bénévoles. Lire la suite…


L’association La Maison fête ses vingt ans

Le 17 février dernier, cette association que soutient Logement Fraternité rassemblait une centaine de personnes autour de sa présidente Annie Fretin et du maire de Rezé, Gérard Allard, pour fêter ses vingt ans d’existence.
Liée à Trajet, l’association “La Maison, ensemble contre l’exclusion“ a été créée en 1998 à Rezé par Denise Rabiller et M. Jaumouillé. Quelques mois plus tôt, Denise Rabiller avait voulu venir en aide à un SDF à la rue en l’abritant dans son garage. Les jours passant, elle se rendit compte qu’il fallait trouver d’autres solutions. Elle s’est alors prise par la main avec d’autres pour créer cette association.
Celle-ci jour un peu le même rôle dans le quartier de Pont-Rousseau que Brin de causette à Nantes. C’est, pour les sans-abri, un accueil de jour qui offre au matin un petit déjeuner et la possibilité de prendre une douche. Mais, insiste Annie Fretin, c’est aussi pour eux l’occasion d’exister à travers un regard et surtout une écoute. Plusieurs principes guident les trente-et-un bénévoles de l’association : le caractère inconditionnel de l’accueil et l’anonymat des personnes qui se présentent.
Ceux-ci étaient au nombre de quinze à vingt accueillis chaque jour ces dernières années. L’année 2015 a marqué une augmentation sensible avec une cinquantaine d’accueillis en moyenne l’an passé. Aujourd’hui, ce nombre approche des soixante-dix. Les dirigeants de l’association attribuent cette augmentation à la crise économique, à la tension dans le logement social et à l’évolution des flux migratoires.

Logement Fraternité


 Après le squat, ils logent dans un camion tout confort

Par Marylise COURAUD | Publié le 26/02/2018 à 19:47

C’est inédit. Huit jeunes migrants dorment au chaud depuis samedi 24 février dans une remorque frigorifique entièrement aménagée.

Huit adolescents ont quitté un squat insalubre, dangereux, miteux, rue des Trois-Rois, à Nantes, où un incendie a récemment noirci encore un peu plus les lieux, pour dormir au chaud dans un camion équipé d’une douche et de WC. « Enfin, je dors bien. Depuis que je suis en France, il y a un an, c’est la première fois que j’ai du confort. C’est beau ici » , confie Ahmed, qui a fui la Côte d’Ivoire et a passé plusieurs mois dans le taudis des Trois-Rois.

Mais ce camion n’est évidemment qu’une solution d’urgence. Inédite, elle a été bricolée en quelques jours par plusieurs acteurs.

La seconde vie des remorques

D’abord l’initiateur. Patron d’une société d’architecture, Frédéric Tabary a lancé au début de l’hiver, son projet Une villa en urgence qui consiste à réaménager des camions frigorifiques en fin de vie pour héberger des personnes à la rue. Il y a le vendeur, Cédric Albert, d’Ouest Utilitaire, qui, au lieu d’expédier ses camions à l’étranger, qui finissent parfois en décharge sauvage, les revend, ici.

Celui qui a mis la main au porte-monnaie, c’est Logement Fraternité. L’association a récolté 20 000 € auprès de ses donateurs, pour acheter la remorque et payé l’aménagement, en partie effectué par des bénévoles.

Comme il faut bien stationner ce logement mobile quelque part, la Ville de Nantes a pris sa part dans cette histoire, en accueillant le véhicule, sur un terrain lui appartenant, quai Wilson. Là même où un bâtiment est squatté depuis plusieurs mois par une trentaine de jeunes migrants.

Du cousu main

C’est la Ville qui assumera les charges du logement. « Une solution cousue main », a expliqué Aicha  Bassal, l’adjointe à la vie associative, qui a tenu à rappeler ce que Nantes mettait ou envisageait de mettre en place pour l’accueil des migrants : des baux précaires, des aides au transport, un accueil de jour…

 

Avec la mise à l’abri de ces huit adolescents, la municipalité affiche pour la première fois son soutien à de jeunes migrants, déboutés de leur minorité (et donc pas pris en charge par le Département) et qui essayent encore de convaincre un juge pour enfants qu’ils sont mineurs.

Une famille, un toit, l’association à qui le camion a été offert, assurera l’accompagnement de ces adolescents. « Ils vont déjà se poser, ensuite, on regardera leur parcours, où ils veulent aller » , explique Yves Aubry, le président. Ahmed, lui, retrouve un brin d’espoir.

 


Reportage de TéléNantes sur la 1° remorque livrée à Nantes



La Balinière en voie d’achèvement

La fin des travaux de l’immeuble est prévue fin mars 2018 et l’accueil des premiers occupants pour mi-mai. L’initiative du projet remonte à 2010, mais des problèmes liés à des recours ont retardé la construction.

Le bâtiment s’élève sur trois étages. Il est situé à Rezé au milieu d’un quartier pavillonnaire proche de l’église St-Paul et aussi des commerces et des moyens de transport.

Le rez-de-chaussée comporte des espaces collectifs nécessaires à la maison-relais qui se situe au 1er et 2ème étage. S’y trouvent une salle conviviale, une cuisine, une chaufferie, un local vélos , une laverie et un bureau pour les professionnels.

Au 1er et 2ème étage, la maison-relais est composée de 14 studios et 2 appartements T2, pouvant accueillir 18 personnes, hommes et femmes. Ces logements peuvent accueillir des personnes à mobilité réduite.

Au 3ème étage : 2 T2, 1T1, 1T3 destinés à des publics non ciblés, ces logements répondront notamment à des réponses d’urgence.
Une terrasse de 72 m2 et un grand jardin seront à la disposition des résidents. Des travailleurs sociaux seront présents dans les locaux du lundi au samedi. L’association trajet sera locataire de l’immeuble, le propriétaire, Atlantique Habitations se chargeant d’équiper les appartements de kitchenettes. Trajet se charge du mobilier des tous appartements et des locaux communs. Certains travaux seront réalisés par ses ateliers menuiserie et espaces verts employant des personnes en insertion.

Logement Fraternité participe à l’équipement de 17 appartements pour le quotidien (draps, linge de maison, ustensiles de cuisine, TV, etc.) avec un financement de 70 000 €.

Le projet de la Balinière est une action maitrisée, l’immeuble est sobre et bien pensé, les équipements fonctionnels. Les futurs résidents de la maison-relais seront proposés par le SIAO, mais cinq personnes suivies par Trajet pourraient intégrer cette structure. Un conventionnement avec l’hôpital St-Jacques a été signé.


  Qui sommes nous ?

 Logement Fraternité apporte son soutien pour le financement et l’innovation sociale aux… Lire la suite

Notre engagement

Charte de l’Engagement Les fondateurs de Logement Fraternité ont, dans les statuts de…Lire la suite