Seize appartements-hôteliers
Où trouver un toit lorsqu’on est victime de violences conjugales ? Lorsqu’on sort de détention ? Lorsqu’on cherche à sortir des logements de dépannage ou d’un squat ? L’Apuis, Accueil pour l’urgence et l’insertion sociale, trouve des solutions depuis plus de vingt ans à Saint-Nazaire et dans le territoire Presqu’île-Brière. « Notre coeur d’action reste les femmes victimes de violences. Dans la plupart des cas, nous prenons la solution de l’hôtel. Mais cela commence à nous coûter très cher », commente Jean-Luc Vercoutère, directeur de l’Apuis. La structure nazairienne a donc choisi d’innover avec le système de l’appartement-hôtelier. De quoi s’agit-il ? Tout simplement d’un logement social de l’Apuis, divisé en chambres, avec des parties communes. « Cela permet à deux ou trois personnes d’avoir une intimité avec des chambres fermées à clé, elles ne partagent qu’une cuisine, une salle à manger. » Cette offre d’hébergement d’urgence ne va pourtant pas de soi. La Ville de Saint-Nazaire a ouvert la porte avec treize logements temporaires, mais l’Etat, qui règle la note des hôtels, ne finance pas ces appartements-hôtels. « En Loire-Atlantique, nous sommes les premiers à bénéficier du financement provisoire pour trois logements. Ce n’est qu’un test », indique Jean-Luc Vercoutère.
Des appartements à meubler
Dans son initiative, l’Apuis vient de bénéficier d’un coup de pouce de Logement fraternité. L’association départementale, basée à Nantes, est composée à 100 % de bénévoles. Elle s’évertue à collecter des fonds et apporter son soutien aux structures d’aide aux sans-abri notamment. Hier, elle a remis un chèque de 2 220 € à l’Apuis. « Cette somme va payer un stock de meubles acheté à une autre association, le Refuge du cheminot », indique Viviane Touahri, la présidente de l’Apuis. Literie et fauteuil ont enrichi les appartements ces dernières semaines. Au total, l’Apuis gère une centaine de logements d’urgence.
Les appartements de l’Anef-Ferrer
Cette autre association qui propose accueil de jour et mesures d’accompagnement liées au logement, mais aussi le Samu social et une Maison relais a également reçu un chèque de la part de Logement-fraternité. 3 000 € qui doivent servir à la rénovation d’appartements meublés. Ils sont destinés par exemple à l’accueil de détenus bénéficiant d’aménagements de peines ou à des personnes venant de la rue. « L’Anef-Ferrer utilise notamment le système de la sous-location, qui permet au propriétaire d’éviter tout risque. Compte tenu des difficultés des gens auxquels on s’adresse, les appartements subissent parfois des dégradations qu’il faut réparer », précise Franck Charreau, de l’Anef-Ferrer. Les maraudes réalisées par cette association via son Samu social vont aussi bénéficier de duvets supplémentaires pour le passage de l’hiver

Logement d’urgence : l’appartement-hôtelier en test